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Comment fonctionne un système d’assainissement non collectif ?

Comment fonctionne un système d’assainissement non collectif ?
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Lorsque l’on devient propriétaire d’un logement, la question de la gestion des eaux usées se pose inévitablement. En effet, selon la localisation de votre maison, le mode d’assainissement peut varier. Là où le réseau de tout-à-l’égout n’est pas accessible, c’est l’assainissement non collectif (ANC) qui devient indispensable. Voyons de plus près ce que recouvre ce système, ses différentes techniques et la manière dont il est contrôlé.

Qu’est-ce qu’un système d’assainissement non collectif ?

Le rôle premier de l’assainissement est de traiter les eaux usées afin de protéger la santé publique et l’environnement. L’Assainissement Non Collectif est utilisé lorsque la commune ne dispose pas d’un réseau collectif. Ce dispositif permet au propriétaire de traiter ses eaux usées directement sur son terrain avant de les rejeter sans risque.

Les eaux traitées comprennent deux catégories : les eaux-vannes, issues des toilettes, et les eaux ménagères provenant de la cuisine, des lavabos ou encore des machines à laver. L’objectif est de réduire la présence des matières polluantes et pathogènes grâce à la dégradation biologique.

Quelles sont les différentes techniques d’assainissement autonome ?

Selon les spécificités du terrain et des choix du propriétaire, plusieurs systèmes d’ANC peuvent être installés. Entre efficacité, contraintes d’espace et budget, il faut sélectionner la méthode la plus appropriée.

1. La fosse toutes eaux

Autrefois appelée fosse septique, la fosse toutes eaux recueille maintenant l’ensemble des eaux usées domestiques. Elle fonctionne comme un premier étage de traitement où les matières solides se déposent, puis sont dégradées par des bactéries en l’absence d’air.

Le volume de la fosse dépend du nombre de pièces principales de la maison et doit être positionné à au moins 5 mètres du bâti.

Entretien et suivi :

  • Vidange recommandée tous les deux ans par un professionnel agréé dès que la boue atteint 50 % du volume utile.
  • Un contrôle périodique garantit que le dispositif répond aux normes en vigueur.

2. La micro station d’épuration

Plus moderne et compacte, la micro station remplit toutes les phases de traitement dans une installation unique. Elle nécessite une alimentation électrique mais réduit considérablement l’espace requis par rapport à la fosse traditionnelle.

Elle comprend trois cuves successives qui permettent :

  • Un prétraitement similaire à la fosse toutes eaux,
  • Un traitement bactérien intensif,
  • La clarification finale des eaux.

Cette solution bénéficie d’un diagnostic annuel et d’une vidange semestrielle réalisée par un expert. Les travaux d’installation durent généralement deux jours.

3. Alternative : filtre compact et phytoépuration

Les techniques innovantes d’ANC ciblent aussi des installations sans épandage. Le filtre compact combine une fosse avec un massif filtrant naturel fait de matériaux organiques (copeaux de coco, écorces…). Ce filtre participe à la purification avant dispersion dans le sol.

Quant à la phytoépuration, elle reproduit un marais artificiel avec des plantes aquatiques qui hébergent des bactéries dégradant les polluants. En plus d’être esthétique, elle demande peu d’entretien, hormis un désherbage bisannuel. Cette méthode s’intègre parfaitement dans un jardin paysager.

Quel est le rôle du SPANC dans le contrôle de l’ANC ?

Pour garantir que les installations d’assainissement non collectif respectent les règles, le Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) intervient à plusieurs étapes.

Avant le début des travaux, il évalue la faisabilité technique et délivre une autorisation. Cette étape inclut la vérification du plan d’implantation et des spécifications techniques qui doivent être conformes aux exigences locales.

Une fois les travaux achevés, le SPANC procède à une inspection afin de valider la bonne réalisation de l’ouvrage. Un certificat de conformité est alors remis, document indispensable notamment lors d’une demande de permis de construire.

Au-delà de l’installation, une visite périodique a lieu environ tous les 10 ans pour s’assurer du bon fonctionnement et de l’entretien régulier de l’ANC. En cas de non-conformité, le propriétaire se voit attribuer un délai pouvant aller jusqu’à 4 ans pour effectuer les mises aux normes.

Vous souhaitez approfondir la compréhension des dispositifs ANC et leurs contrôles ? Consultez ces articles détaillés qui abordent diverses facettes de l’assainissement individuel :

En somme, l’assainissement non collectif repose sur des solutions variées qui tiennent compte de la topographie du terrain et des préférences du propriétaire. Les contrôles du SPANC garantissent une gestion saine et responsable des eaux usées. La vigilance quant à la qualité de ces installations contribue à préserver les ressources naturelles et limiter les nuisances sanitaires. Ainsi, faites appel à un professionnel pour réaliser vos travaux d’assainissement.